Certification AI-900 retirée : ce qui change et quoi viser
L’examen AI-900 n’existe plus depuis le 30 juin 2026. Voici ce qui change pour la certification Azure AI Fundamentals, et vers quoi se tourner selon que l’on vise un métier technique ou un rôle de pilotage.
Cheffe de Projet | PMO | Product Owner | Agile & Transformation Digitale | Certifiée PSM, SAFe Agilist, ICP-ACC

En bref
Vous cherchiez AI-900 : cet examen n’existe plus depuis le 30 juin 2026. Le titre Microsoft Certified : Azure AI Fundamentals, lui, subsiste, mais on y accède maintenant par une épreuve nommée AI-901, qui suppose de savoir programmer. Cette page dit ce que vous conservez si vous êtes déjà certifié, et vers quoi vous tourner sinon, selon votre métier.
Vous cherchiez AI-900 : l’examen a été retiré
La réponse courte
Si vous êtes arrivé ici en cherchant « certification AI-900 », voici l’essentiel avant tout le reste : cette épreuve a été retirée le 30 juin 2026 et l’inscription en est fermée. Sa fiche officielle sur Microsoft Learn redirige aujourd’hui les candidats vers un autre code, AI-901. Le titre, en revanche, n’a pas disparu : il s’appelle toujours Microsoft Certified : Azure AI Fundamentals et conserve le même badge.
Cette continuité de nom explique la plupart des malentendus actuels. Beaucoup de contenus se contentent d’écrire « AI-901, anciennement AI-900 », comme s’il s’agissait d’un changement de référence administrative. Ce n’est pas le cas : entre les deux examens, ce sont le public visé, les prérequis annoncés et la nature même des questions qui ont changé.
Ce qui disparaît, ce qui reste
Il faut distinguer trois objets que le langage courant confond : l’examen est l’épreuve que vous réservez, la certification est le titre que vous obtenez si vous réussissez, le badge en est la représentation visuelle sur votre profil. Le 30 juin 2026, Microsoft a retiré un examen. Il n’a supprimé ni la certification, ni le badge, ni les titres déjà délivrés.
Concrètement : si vous avez passé AI-900 avant cette date, vous conservez votre certification Azure AI Fundamentals sans aucune démarche. Ce niveau de titre échappe au renouvellement annuel que Microsoft impose aux échelons supérieurs. Si vous ne l’avez pas passée, le seul chemin vers cette certification est désormais AI-901, avec les exigences qui lui sont propres.
Le changement tient dans une ligne : le public visé
Sur l’ancienne épreuve, Microsoft écrivait noir sur blanc qu’elle convenait autant à un profil technique qu’à un profil qui ne l’était pas, et qu’aucun passé en développement logiciel ou en science des données n’était nécessaire. C’est ce positionnement qui expliquait son succès dans les fonctions de pilotage, de produit, de qualité et de support.
Le paragraphe qui décrit le candidat d’AI-901 n’a plus rien à voir. Il s’ouvre sur la création de solutions IA en début de carrière, range la syntaxe Python et les techniques de programmation parmi les connaissances attendues, et suppose une aisance avec les interfaces en ligne de commande, les API REST, les kits de développement et les ressources Azure. Le métier rattaché à la certification, désormais explicité : ingénieur IA.
| Ce qui change | AI-900, retiré | AI-901, en vigueur |
|---|---|---|
| À qui Microsoft s’adresse | Tous publics, techniques ou non, sans expérience exigée en développement ni en science des données | Personnes qui démarrent dans la création de solutions IA, orientées vers le métier d’ingénieur IA |
| Ce qu’il faut savoir avant | Quelques notions de cloud et le principe des applications client-serveur | Programmer en Python, manipuler interfaces en ligne de commande, API REST et kits de développement |
| Ce que l’épreuve demande | Décrire, sur cinq domaines de poids voisins allant de 15 à 25 % | Décrire pour 40 à 45 % des questions, construire dans Microsoft Foundry pour tout le reste |
| Ce que vous obtenez | Le même titre et le même badge, sans renouvellement annuel | |
Le seuil de réussite est fixé à 700 points, une valeur normalisée qui ne se traduit pas en pourcentage de bonnes réponses. Si vous voulez le référentiel dans le détail, domaine par domaine et sous-compétence par sous-compétence, c’est notre comparaison AI-901 contre AI-900 qui le reprend intégralement ; cette page-ci reste volontairement à hauteur de décision.
Pourquoi cette page existe toujours
Vous êtes nombreux à taper « AI-900 » : la référence a circulé pendant des années dans les plans de formation, les fiches de poste et les recommandations entre collègues. Supprimer cette page reviendrait à laisser cette recherche sans réponse, ou à la laisser aboutir sur des contenus qui décrivent encore un examen retiré. Son objectif a donc changé : elle ne prépare plus à AI-900, puisqu’il n’y a plus rien à préparer, mais elle explique ce qui a changé, ce que vous conservez si vous êtes déjà certifié, et vers quoi vous tourner ensuite. Car le besoin qui menait vers AI-900, lui, n’a pas disparu avec l’examen.
Quelle certification viser selon votre profil
La question à se poser avant de choisir un examen
La plupart des personnes qui cherchaient AI-900 ne cherchaient pas un examen. Elles cherchaient une réponse à un besoin professionnel : comprendre ce que l’IA peut faire dans leur organisation, tenir une conversation crédible avec une équipe data, éviter d’approuver un projet dont elles ne mesurent pas les risques. L’examen n’était qu’un moyen d’y arriver, avec l’avantage d’être lisible sur un profil.
Le retrait remet donc la vraie question au premier plan. Avant de choisir une certification, formulez l’objectif en une phrase qui ne contient aucun nom d’examen. « Je veux savoir cadrer un cas d’usage IA et challenger une proposition technique » ne conduit pas au même chemin que « je veux être capable de déployer un modèle et d’écrire une application qui l’interroge ». Le premier relève d’une montée en compétence métier. Le second correspond à ce qu’AI-901 évalue désormais.
Profil métier : viser la compétence plutôt que le badge
Si vous êtes chef de projet, responsable produit, consultant, manager opérationnel ou en fonction support, la réponse honnête est que l’examen actuel n’est plus conçu pour vous. Vous pouvez le préparer : rien ne l’interdit, et le premier domaine reste accessible. Mais vous engageriez la majorité de votre effort sur des compétences de développement dont vous n’avez pas l’usage dans votre poste.
Le calcul mérite d’être fait à froid. Préparer AI-901 sans bases de programmation suppose d’acquérir Python, de se familiariser avec l’appel d’interfaces de programmation, puis de pratiquer dans un environnement de développement. C’est un investissement légitime si vous visez une réorientation technique, un détour coûteux si votre objectif est de mieux piloter des projets. Dans cette seconde hypothèse, deux lectures répondent au besoin sans détour par une épreuve d’ingénieur : l’une recense dix usages de l’IA déjà installés en gestion de projet, l’autre pèse ce que les agents IA tiennent, et ne tiennent pas, en entreprise.
Profil technique débutant : AI-901 devient cohérent
Si vous développez déjà, si vous êtes analyste technique ou en formation informatique, le mouvement joue en votre faveur. Les développeurs trouvaient volontiers l’ancienne épreuve trop théorique : ils la décrochaient sans travailler, et sans pouvoir en tirer argument ensuite. La nouvelle évalue des gestes : déployer un modèle, rédiger des invites système et utilisateur, assembler une application cliente légère avec le kit de développement Foundry, puis créer et tester un agent.
Le badge redevient alors un signal utile, parce qu’il atteste d’une pratique et non d’une lecture, et il constitue une première marche cohérente avant les certifications de niveau associé, dont notre guide des certifications Microsoft Azure détaille l’articulation.
Profil déjà certifié : rien à refaire, une précision à apporter
Vous avez passé AI-900 avant le 30 juin 2026 : vous n’avez aucune démarche à effectuer et votre certification reste affichable. La seule difficulté est de lisibilité. Un recruteur qui verra votre badge en 2027 lira « Azure AI Fundamentals » sans savoir quel examen vous avez passé, alors que les deux ne recouvrent pas les mêmes compétences.
Si votre poste valorise la mise en œuvre technique, mieux vaut préciser votre périmètre réel dans votre parcours plutôt que de laisser le badge parler seul. Repasser l’examen dans sa nouvelle version n’a de sens que si vous voulez réellement acquérir les compétences de mise en œuvre, pas pour « mettre à jour » un titre qui n’a pas expiré.
Responsable formation ou recrutement : deux badges identiques, deux exigences
Deux vigilances si vous décidez pour d’autres. Un badge obtenu avant juillet 2026 et un badge obtenu après sont visuellement identiques sans garantir le même socle : la date d’obtention devient une information utile en entretien. Et une offre annonçant préparer « Azure AI Fundamentals » sur l’ancien référentiel laisse un angle mort sur plus de la moitié de l’examen actuel. Deux questions suffisent à le détecter : à quelle date le contenu a-t-il été révisé, et quelle part du programme est consacrée à la mise en pratique ?
| Votre profil | Objectif réel derrière la recherche « AI-900 » | Chemin raisonnable aujourd’hui |
|---|---|---|
| Chef de projet, responsable métier, fonction support | Cadrer des cas d’usage, dialoguer avec les équipes data, arbitrer sans se faire imposer une solution | Montée en compétence orientée usages métier ; la certification n’est plus le chemin le plus direct |
| Développeur, analyste technique, profil en reconversion informatique | Attester d’une première pratique des services IA de Microsoft | Préparer AI-901, avec de la pratique réelle dans Microsoft Foundry |
| Personne déjà certifiée via AI-900 | Savoir si le titre reste valable | Aucune démarche ; expliciter le périmètre si le poste valorise la mise en œuvre |
| Candidat qui révisait AI-900 au printemps 2026 | Terminer une préparation déjà engagée | Repartir du guide d’étude officiel d’AI-901 et mesurer l’écart technique avant de réserver |
| Responsable formation ou recrutement | Recommander une certification IA d’entrée dans un plan de développement | Distinguer le besoin technique du besoin métier avant d’inscrire une référence d’examen |
Pour situer ces options dans un paysage plus large que la seule offre Microsoft, notre panorama des certifications IA reconnues en France recense les principales alternatives selon le profil et le niveau visé.
La culture IA utile en entreprise n’a pas disparu avec l’examen
Un besoin réel, qui a perdu son examen
Les directions métiers ne demandent plus seulement quel outil d’intelligence artificielle utiliser. Elles demandent comment l’utiliser sans créer de dette opérationnelle, de risque juridique ou de confusion dans les décisions — une question qui se pose aux managers, chefs de projet, responsables produit, consultants et fonctions support.
Le sujet n’est pas réservé aux développeurs. Beaucoup de professionnels manipulent déjà des assistants conversationnels, des outils d’analyse documentaire ou des briques d’automatisation, mais mélangent concepts, promesses commerciales et cas d’usage réels : apprentissage automatique, IA générative, vision par ordinateur, traitement du langage naturel, biais, confidentialité, gouvernance. C’est exactement l’espace qu’AI-900 occupait. Le retrait de l’examen ne fait pas disparaître cet espace ; il le laisse sans certification d’entrée évidente.
Ce qu’un socle IA change dans une réunion de cadrage
La valeur d’un socle IA ne se mesure pas à un badge mais à la qualité des questions que vous posez. Un professionnel qui distingue une automatisation simple d’une analyse prédictive et d’une génération de contenu ne se laisse pas convaincre par une démonstration réussie : il demande quelles données alimentent le système, quel niveau d’erreur est acceptable, comment les erreurs seront détectées, et quelle décision reste humaine.
| Situation fréquente | Risque sans socle IA | Ce que change un socle IA solide |
|---|---|---|
| Choisir un cas d’usage IA pour un service métier | Confondre automatisation simple, analyse prédictive et IA générative | Situer chaque famille de solution et ses limites avant d’engager un budget |
| Dialoguer avec une équipe data ou informatique | Valider une solution sur la base d’une démonstration séduisante | Poser des questions précises sur les données, les modèles et les modes de défaillance |
| Présenter une initiative IA à sa direction | Surpromettre les gains ou sous-estimer les contraintes | Tenir un discours sobre, chiffré sur ce qui est mesurable et explicite sur ce qui ne l’est pas |
| Arbitrer entre plusieurs propositions d’éditeurs | Comparer des offres sur leur vocabulaire plutôt que sur leur périmètre réel | Ramener chaque proposition à la même grille : données, traitement, sortie, contrôle humain |
Trois situations où le socle fait la différence
Premier cas. Votre équipe utilise déjà un outil d’IA générative pour synthétiser des comptes rendus clients, et un directeur vous demande si l’usage peut être étendu au traitement de réclamations sensibles. Sans socle, l’arbitrage se fait au ressenti. Avec un socle, vous séparez trois questions qui n’ont rien à voir : l’intérêt métier, les contraintes liées aux données personnelles, et la fiabilité attendue sur un contenu qui engage l’entreprise.
Deuxième cas. Une responsable qualité doit utiliser l’IA pour analyser les réclamations clients et repérer les causes récurrentes. L’équipe informatique propose une solution rapide, le métier veut des résultats visibles, le juridique s’inquiète des données sensibles. Avec un socle, elle définit les données autorisées, demande comment les résultats seront vérifiés, prévoit un contrôle humain sur les cas critiques et limite le périmètre à un pilote mesurable. Moins de malentendus, moins de promesses irréalistes, un cadrage exploitable par tous.
Troisième cas. Une responsable formation reçoit chaque semaine des demandes internes hétérogènes : reconversion, financement, choix de certification, urgence opérationnelle. Elle hésite entre créer un assistant conversationnel de premier niveau et classifier automatiquement les demandes avant traitement humain. Un socle IA ne lui donne pas la réponse, mais il lui donne le bon découpage : quelle donnée entre, quel traitement est appliqué, quelle sortie est attendue, quelle décision humaine reste nécessaire, et comment mesurer le gain réel sur le délai de réponse.
Ces trois situations ont un point commun : aucune ne demande d’écrire du code. Toutes demandent de comprendre ce qu’un système fait et ce qu’il ne fait pas. C’est précisément la compétence qu’AI-900 signalait, et qu’il faut désormais construire autrement.
Gouvernance et IA responsable : le point qui reste central
Comprendre l’IA ne se limite plus à reconnaître un algorithme ou un service cloud. Les organisations doivent intégrer des exigences de gouvernance, de traçabilité et de maîtrise des risques, que le cadre européen sur l’intelligence artificielle a formalisées avec le règlement UE 2024/1689. Ces attentes ne concernent pas seulement les équipes techniques : elles descendent dans les choix quotidiens de cadrage.
C’est la partie qui a le mieux résisté au changement d’examen. Le premier domaine d’AI-901 s’ouvre toujours sur l’IA responsable, avec les six principes que Microsoft énumère : équité, fiabilité et sécurité, confidentialité, inclusion, transparence, responsabilité. Il balaie ensuite les grandes familles d’usages, du génératif aux agents en passant par le texte, la parole, l’image et l’extraction de données. Ce bloc pèse 40 à 45 % et reste à la portée d’un profil non technique. C’est le second, majoritaire, qui change la donne.
Se préparer aujourd’hui : deux chemins qui ne se ressemblent plus
Chemin technique : préparer AI-901
Si vous visez l’examen, la préparation utile combine deux efforts distincts. Le premier est conceptuel : IA responsable, choix d’un modèle selon ses capacités, options de déploiement et de configuration, familles de charges de travail. Le second est pratique : déployer un modèle et interagir avec lui dans le portail Foundry, rédiger des invites système et utilisateur, construire une application cliente légère, créer et tester une solution mono-agent.
Le piège le plus courant est de négliger le premier bloc au motif qu’il paraîtrait facile, alors qu’il pèse 40 à 45 % de la note. Le piège symétrique est de préparer le second en lisant des procédures : ces gestes ne se mémorisent pas, ils se répètent. Seul le guide d’étude officiel délimite le périmètre exact, et notre article AI-901 contre AI-900 propose une méthode de préparation en quatre étapes.
Chemin métier : construire un socle utilisable
Si votre objectif est la compétence et non le badge, vous n’avez plus de référentiel d’examen pour structurer votre progression. C’est une contrainte, mais aussi une liberté : vous organisez votre montée en compétence autour de vos décisions réelles plutôt qu’autour d’une liste de questions.
Étape 1 : poser un diagnostic honnête de votre niveau
La progression ne commence pas par l’outil, mais par le vocabulaire. Vérifiez votre aisance sur quatre blocs : les notions d’intelligence artificielle, la donnée, le cloud et les cas d’usage métier. Si vous confondez modèle, algorithme, jeu de données, service cloud et automatisation, ce n’est pas un échec, c’est le périmètre à stabiliser en premier.
Construisez une grille en trois colonnes : ce que vous savez expliquer à un collègue, ce que vous reconnaissez sans savoir le définir, et ce qui reste flou. La troisième colonne définit votre programme de travail. Chaque terme doit pouvoir être relié à une décision : réduire un délai, qualifier une demande, détecter une anomalie, synthétiser un texte, orienter un utilisateur vers la bonne réponse.
Étape 2 : relier chaque notion à une décision
Les ressources officielles de Microsoft restent une base sérieuse pour les concepts, à condition de ne pas les lire comme une documentation abstraite. Chaque notion doit être reformulée avec vos mots, puis associée à une situation professionnelle. L’apprentissage automatique devient une manière d’anticiper une catégorie de demande, le traitement du langage naturel une aide pour analyser des commentaires clients, la vision par ordinateur un levier de contrôle qualité ou de conformité documentaire.
Un bon rythme consiste à produire une fiche par thème : définition courte, cas d’usage, bénéfice attendu, limite, risque de mauvaise interprétation. Cette dernière ligne est la plus utile, parce que c’est celle qui vous servira en réunion. Si votre trajectoire inclut du pilotage de projet, cette progression s’articule avec une formation PMP pour structurer cadrage, gouvernance et parties prenantes.
Étape 3 : travailler par scénarios plutôt que par définitions
La compréhension devient solide lorsque vous manipulez des scénarios courts. Prenez cinq familles d’usage : automatisation, classification, analyse de texte, assistant conversationnel et aide à la décision. Pour chacune, posez les mêmes quatre questions : quelle donnée entre dans le système, quel traitement est appliqué, quelle sortie est attendue, quelle décision humaine reste nécessaire.
Cette discipline évite l’apprentissage par cœur et produit des livrables utilisables : une note de cadrage, une liste de questions pour un éditeur, une grille d’évaluation de pilote. Pour les profils proches du produit, la passerelle est immédiate avec la posture de Product Owner travaillée dans la formation PSPO 1.
Étape 4 : vérifier la fraîcheur de tout support que vous consultez
C’est la précaution nouvelle, et elle vaut pour l’ensemble du sujet. Un support de préparation qui décrit cinq domaines formulés en « décrire » parle d’un examen retiré. Un contenu qui présente la certification comme accessible sans aucune base technique décrit un positionnement que Microsoft n’applique plus. Un article qui annonce un tarif ferme sans indiquer la date de constatation reprend une information que Microsoft ne publie plus.
Cherchez trois éléments avant d’accorder du crédit à un contenu : la date de dernière révision, la mention ou non du retrait du 30 juin 2026, et la mention ou non de Microsoft Foundry. Les trois manquent presque toujours ensemble. Notre guide sur le choix d’une certification IA en 2026 applique la même grille aux principales offres du marché.
CPF, financement et coût de l’examen
Ce que le CPF finance, et ce qu’il ne finance pas
Beaucoup de candidats supposent que leurs droits formation peuvent régler directement une inscription à un examen éditeur. Le mécanisme est autre : ce sont des actions de formation, portées par un organisme et déclarées sur MonCompteFormation, qui ouvrent droit au financement. Réserver une place d’épreuve chez le fournisseur reste une opération à part, payée à part.
Elitek applique la même règle depuis toujours, et le changement d’examen n’y touche pas : nous ne présentons jamais la certification Microsoft comme comprise dans un parcours financé. C’est une démarche facultative, hors CPF, que vous engagez lorsque vous êtes prêt. Cette séparation vous protège : elle évite d’avoir payé la préparation d’une épreuve que vous ne passerez peut-être pas, ou qui ne correspond pas à ce dont vous aviez besoin.
Un mot sur le tarif de l’examen
Beaucoup de pages affichent encore un montant à l’euro près pour cette certification. Ce chiffre n’a plus de source : Microsoft a retiré les tarifs de ses fiches d’épreuve et renvoie vers le fournisseur, le prix variant d’un pays à l’autre et pouvant bouger sans prévenir. Vous ne trouverez donc aucun montant ici. Le seul geste fiable consiste à le lire dans le tunnel de réservation officiel, au moment de confirmer. La mention officielle est citée intégralement dans notre comparaison AI-901 contre AI-900.
| Élément à financer | À quoi cela correspond | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Examen Microsoft | Droit de passage de l’épreuve auprès du fournisseur d’examen | Tarif non publié par Microsoft : à confirmer dans le parcours d’inscription au moment de réserver |
| Formation préparatoire | Accompagnement structuré par un formateur, avec explications, mises en situation et entraînement | Vérifier la date de révision du programme et la part réellement consacrée à la mise en pratique |
| Montée en compétence métier | Parcours orienté usages, cadrage et gouvernance, sans objectif d’examen éditeur | S’assurer que les livrables attendus correspondent à vos situations professionnelles réelles |
| Financement CPF | Mobilisation de vos droits via MonCompteFormation si la formation est éligible | Contrôler le reste à charge, les abondements possibles et les délais administratifs |
Reste à charge, abondement et exceptions
La démarche CPF reste simple : vous recherchez la formation sur MonCompteFormation, vous ouvrez la fiche, puis vous vérifiez l’organisme, le programme, les objectifs, les prérequis, les modalités à distance ou en présentiel et les conditions d’inscription.
Depuis mai 2024, une participation forfaitaire reste à la charge du titulaire sur chaque dossier, sauf exceptions prévues par le dispositif. Les demandeurs d’emploi peuvent notamment en être exonérés, et un abondement employeur peut prendre en charge ce montant ou compléter votre financement si votre solde est insuffisant. Le montant exact et la liste des exceptions étant révisés périodiquement, vérifiez-les sur MonCompteFormation au moment de constituer votre dossier plutôt que dans un article.
Un cas concret. Une responsable marketing doit contribuer au cadrage d’un assistant conversationnel interne. Son solde ne couvre pas l’intégralité du parcours, mais son manager accepte un abondement parce que la compétence servira au projet du trimestre. Elle arbitre alors entre se documenter seule et suivre une formation accompagnée. En choisissant la seconde option, elle gagne du temps sur la partie qu’elle ne saurait pas structurer seule : distinguer vocabulaire, cas d’usage et contraintes de gouvernance.
Quatre vérifications avant de valider un dossier
Contrôlez quatre points. Que la formation soit réellement éligible, information qui se lit sur sa fiche officielle et non dans une plaquette. Que son contenu ait été revu après l’été 2026, si l’intitulé annonce Azure AI Fundamentals. Qu’une part sérieuse du programme se passe en manipulation, et pas seulement en exposé. Et que le devis sépare noir sur blanc ce qui relève de la formation et ce qui relève de l’épreuve.
La bonne question n’est d’ailleurs pas « quelle certification puis-je financer ? » mais « quelle compétence me manque pour la décision que je dois prendre dans six mois ? ».
L’accompagnement Elitek
Dire ce qui a changé avant de proposer quoi que ce soit
Une épreuve retirée met les organismes de formation devant une alternative inconfortable. Soit on conserve l’argumentaire — « la certification IA ouverte aux profils non techniques » — en remplaçant simplement le code de l’examen sur la plaquette. Soit on explique la rupture, quitte à envoyer ailleurs les personnes que la nouvelle version ne sert plus.
Nous avons tranché pour la seconde, y compris quand elle nous coûte une vente. Quand un responsable métier nous appelle au sujet de « la certification IA de Microsoft », le premier échange porte sur le contenu réel de l’épreuve, pas sur un devis. Le plus souvent, le besoin décrit se règle mieux par une progression sur les usages que par un examen d’entrée en métier technique.
Une pédagogie construite sur vos cas d’usage
Un socle IA gagne en efficacité lorsqu’il est relié à vos responsabilités quotidiennes. Un responsable formation ne se pose pas les mêmes questions qu’un chef de projet, un contrôleur de gestion ou un responsable produit. Les ateliers sont donc structurés autour de scénarios métier : cadrer un assistant interne, automatiser une analyse documentaire, prioriser des fonctionnalités, évaluer la faisabilité d’un projet avant de solliciter une équipe technique.
Le formateur traduit les notions techniques en décisions : qualifier un cas d’usage, repérer les limites d’un modèle, formuler un besoin exploitable par une équipe data, identifier les risques liés aux données personnelles. L’objectif n’est pas de réciter un glossaire, mais de reconnaître le bon concept dans un contexte professionnel et d’en tirer une décision défendable.
Choisir le bon parcours selon votre rôle
Ce cadrage évite deux erreurs symétriques : viser une certification trop technique pour votre besoin réel, ou rester sur une sensibilisation générale alors que vous pilotez déjà des initiatives IA.
| Parcours | Pour quel profil ? | Objectif principal |
|---|---|---|
| Socle IA orienté métier | Manager, consultant, responsable opérationnel ou fonction support | Transformer les concepts IA en cas d’usage, critères de décision et bonnes pratiques |
| IA et pilotage de projet | Chef de projet, responsable produit, PMO ou Scrum Master impliqué dans des produits IA | Relier l’IA au cadrage, à la priorisation, aux risques et à la conduite du changement |
| Préparation à AI-901 | Profil technique visant la certification Azure AI Fundamentals dans sa version actuelle | Couvrir les deux domaines, dont la mise en œuvre avec Microsoft Foundry, avec de la pratique |
Selon votre trajectoire, ce socle peut s’articuler avec une certification de gestion de projet comme PMP ou avec une certification agile telle que PSM 1. Le fil conducteur reste le même : rendre votre posture plus solide face aux projets IA, sans vous enfermer dans un rôle d’expert technique que votre poste ne demande pas.
Un cadre administratif clair sur le CPF
Le financement est souvent un point de friction. Elitek vous accompagne dans la lecture des conditions CPF, la constitution du dossier, le choix du parcours et les échanges administratifs utiles. Cette assistance sécurise la démarche, mais elle ne remplace ni votre implication ni votre travail personnel.
Deux points sont dits sans ambiguïté dès le premier échange. La certification Microsoft reste une option hors CPF, engagée séparément par le stagiaire. Et une formation est un atout qui ne garantit ni embauche ni augmentation automatique : sa valeur dépend de votre expérience, de votre secteur et de votre capacité à appliquer ce que vous y aurez construit.
FAQ
Peut-on encore s’inscrire à l’examen AI-900 ?
Non, plus depuis le 30 juin 2026 : les inscriptions sont closes. La fiche correspondante sur Microsoft Learn affiche un avis de remplacement et oriente vers le code AI-901, qui délivre le même titre Azure AI Fundamentals. Concrètement, un catalogue, une plaquette ou une page de formation qui propose encore l’ancienne épreuve n’a pas été relu depuis le premier semestre 2026 — un signal utile, d’ailleurs, sur la fraîcheur du reste de son contenu. Avant de vous engager auprès d’un organisme, demandez par écrit quel code d’épreuve sa préparation vise réellement.
Ma certification obtenue avec AI-900 reste-t-elle valable ?
Oui, et il n’y a rien à faire. Un titre décroché avant l’été 2026 reste acquis : au niveau fondamental, Microsoft n’impose pas le renouvellement annuel exigé aux échelons supérieurs, associé, expert et spécialisé. Votre badge reste affichable tel quel. Le seul angle mort est visuel : rien n’y distingue l’épreuve que vous avez passée de celle d’aujourd’hui, alors que les deux ne couvrent pas le même périmètre. Si votre poste met en avant la réalisation technique, mieux vaut préciser vous-même ce que vous savez faire plutôt que de laisser le badge répondre à votre place.
Je ne suis pas technique : que viser à la place d’AI-900 ?
Commencez par formuler votre objectif sans nommer d’examen. Si le but est de cadrer des cas d’usage, dialoguer avec une équipe data et arbitrer sur des projets, l’épreuve actuelle n’est plus le chemin le plus court : Microsoft l’adresse à un public qui démarre dans la création de solutions IA, en attendant de lui des bases de programmation Python. Une progression centrée sur les usages métier donne un résultat plus rapide et plus directement mobilisable dans votre poste. Si vous tenez à une certification, comparez les options disponibles en France plutôt que de vous rabattre par défaut sur celle dont vous connaissiez le nom.
Mes supports de révision AI-900 sont-ils encore utiles ?
En partie seulement. Tout ce qui relève de l’IA responsable, des grandes familles d’usages et du fonctionnement des modèles garde sa valeur : c’est la matière du premier domaine d’AI-901, qui pèse 40 à 45 % de l’examen. En revanche, rien de ce que couvrait l’ancien référentiel ne prépare au second domaine, consacré à la mise en œuvre avec Microsoft Foundry, qui représente 55 à 60 % des questions. Compléter un ancien support est donc un mauvais calcul : mieux vaut repartir du guide d’étude officiel d’AI-901 et l’utiliser comme liste de vérification, sous-compétence par sous-compétence.
AI-901 est-il plus difficile qu’AI-900 ?
Il est surtout différent, et plus exigeant pour un profil non technique. AI-900 comportait cinq domaines de poids comparables, tous formulés avec le verbe décrire. AI-901 comporte deux domaines, et le domaine majoritaire demande de mettre en œuvre : déployer un modèle, rédiger des invites, construire une application cliente légère avec le kit de développement, créer et tester un agent. Pour un développeur, le nouvel examen est plus représentatif et souvent plus intéressant. Pour un profil métier, il devient nettement plus coûteux à préparer. Le score minimum reste fixé à 700, un score normalisé qu’il ne faut pas lire comme un pourcentage de bonnes réponses.
Combien coûte l’examen aujourd’hui ?
Aucun article ne peut vous donner un montant fiable, et Microsoft n’en publie plus sur ses fiches : la note officielle renvoie vers le fournisseur, rappelle que le tarif varie d’un pays à l’autre, qu’il s’entend hors taxes, qu’il ignore remises et programmes partenaires, et qu’il peut être modifié sans avertissement. Le seul chiffre qui engage est celui affiché dans le tunnel de réservation, au moment où vous confirmez votre créneau. Traitez donc tout montant lu ailleurs comme une estimation datée, en particulier lorsque la date de son relevé n’est pas indiquée.
Le CPF peut-il financer la certification Microsoft ?
Pas directement. Vos droits servent à payer une action de formation portée par un organisme et déclarée sur MonCompteFormation ; l’inscription à l’épreuve, elle, se règle à part, auprès du fournisseur. Une préparation peut donc entrer dans le dispositif sans que le passage y entre. Elitek ne présente jamais la certification Microsoft comme comprise dans un parcours financé : c’est une démarche facultative, hors CPF, que vous engagez de votre côté. Avant de valider un dossier, contrôlez l’éligibilité sur la fiche officielle, ce que couvre exactement le prix annoncé, votre participation éventuelle et la date de dernière révision du programme.
L’examen AI-901 est-il disponible en français ?
Oui, le français fait partie des langues proposées. Un détail de calendrier vaut d’être connu : chez Microsoft, l’anglais est toujours révisé avant les autres langues, qui suivent avec environ deux mois de décalage. Pour AI-901, la révision anglaise porte la date du 15 avril 2026 ; appliquez ce décalage pour situer la version française. Aucun retrait n’est annoncé à ce jour, autrement dit c’est bien l’épreuve en vigueur pour décrocher Azure AI Fundamentals. Et si vous composez dans une langue dont la traduction n’est pas encore sortie, un temps supplémentaire peut être demandé au moment de réserver votre créneau.
Se former avec Elitek
Organisme certifié Qualiopi, Elitek forme des professionnels à l’usage de l’intelligence artificielle dans leur travail quotidien. Si ce que vous cherchez, c’est savoir cadrer un projet, parler d’égal à égal avec une équipe technique et arbitrer entre plusieurs propositions, regardez notre formation IA destinée aux chefs de projet : elle se finance par le CPF et se suit à distance comme en salle. Si c’est bien l’épreuve actuelle que vous visez, notre comparaison AI-901 contre AI-900 en détaille le référentiel et la préparation. Le passage de la certification Microsoft, lui, reste facultatif et hors CPF : vous l’engagez de votre côté.
Sources
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3 août 2026