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RSE

RSE dans l’IT en 2026 : impact et obligations CSRD

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est devenue un sujet central dans la stratégie de nombreuses organisations, notamment dans le domaine des technologies de l’information (IT). En intégrant des pratiques éthiques et durables, les entreprises IT peuvent non seulement améliorer leur impact environnemental, mais aussi renforcer leur engagement social et économique. Cet article explore l'impact de la RSE dans le secteur IT, en mettant en lumière les actions concrètes que les entreprises peuvent mettre en place pour contribuer à un avenir plus durable.

Lotfi DARRAGI

Lotfi DARRAGI

Associé et Directeur des Revenus et de la Croissance

27 avril 2026 11 min de lecture
Résumer cet article avec :ChatGPTClaudeMistralPerplexity
RSE dans l’IT en 2026 : impact et obligations CSRD
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La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) n’est plus un sujet de communication : depuis l’entrée en application progressive de la directive CSRD entre 2024 et 2028, toute entreprise européenne de plus de 250 salariés doit publier un reporting extra-financier normalisé selon les 12 normes ESRS, dont les volets environnementaux et de gouvernance données. Pour la DSI, la direction Produit et les chefs de projet, cela change concrètement la manière de cadrer un nouveau service numérique : sobriété, accessibilité, éthique de l’IA, sécurité de la supply chain logicielle et protection des données personnelles deviennent des critères d’arbitrage opposables. Cet article fait le tour de ce que la RSE impose à l’IT en 2026, des compétences à acquérir et des certifications utiles.

La RSE appliquée à l’IT mobilise des compétences transverses : pilotage de programme certifié PMP pour cadrer la trajectoire CSRD, agilité PSM 1 et PSPO 1 pour intégrer la sobriété au backlog, Leading SAFe pour aligner le portefeuille et formation IA pour arbitrer les usages génératifs. Les financements CPF couvrent ces parcours, complétés par les briques ISO 27001 et cybersécurité incontournables côté gouvernance.

Qu’est-ce que la RSE appliquée à l’IT

La RSE désigne l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales, environnementales et de gouvernance dans leurs activités économiques et leurs relations avec leurs parties prenantes. Appliquée à l’IT, elle se traduit par cinq grands chantiers : sobriété numérique (empreinte carbone des services et infrastructures), accessibilité numérique (conformité RGAA 4.1 pour les usagers en situation de handicap), éthique de l’intelligence artificielle (cadre AI Act et chartes internes), protection des données personnelles (RGPD et CNIL) et sécurité de la supply chain logicielle (dépendances open source, NIS 2, ISO 27001).

La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), entrée en application à partir de l’exercice 2024 pour les grandes entreprises cotées, est en cours d’extension à toutes les entreprises de plus de 250 salariés d’ici 2028. Elle impose un reporting normalisé selon les 12 normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards) couvrant le climat, la pollution, les ressources, la biodiversité, l’économie circulaire, la main-d’œuvre, les communautés affectées, les consommateurs, la conduite des affaires et la gouvernance. La partie IT y figure transversalement, dans plusieurs ESRS.

Pour un Product Owner, un chef de projet ou un Coach Agile formés via ICP-ACC, intégrer la RSE dans le cadrage d’un produit numérique n’est plus optionnel : c’est désormais une exigence portée par les directions, les investisseurs et la réglementation. Ce changement de paradigme s’apparente à ce qu’a été l’arrivée du RGPD en 2018 pour la donnée.

À qui s’adresse cette démarche RSE numérique

La RSE numérique concerne plusieurs profils de l’organisation, à différents niveaux de responsabilité, et chacun y apporte une contribution spécifique. Les directions générales et financières y voient un levier de conformité CSRD et un argument auprès des investisseurs ESG. Les DSI et responsables RSE pilotent la trajectoire et les indicateurs. Les Product Managers et Product Owners formés au PSPO 1 arbitrent la valeur métier face aux critères de sobriété et d’accessibilité.

Les chefs de projet certifiés PMP ou en préparation via le CAPM structurent les programmes de mise en conformité sur deux à trois ans, avec budget, jalons et indicateurs. Les Coaches Agile et Scrum Masters intègrent la sobriété et l’éthique dans la Definition of Done. Les développeurs, designers UX, testeurs et data scientists déclinent les exigences au quotidien. Enfin, les Responsables RSE et les Délégués à la protection des données (DPO) consolident le reporting.

  • Directions générales, financières et RSE exposées au reporting CSRD et aux investisseurs ESG
  • DSI, architectes solutions, FinOps et responsables infrastructure pilotant la sobriété cloud
  • Product Owners, Product Managers et chefs de projet intégrant l’accessibilité et la sobriété
  • Équipes développement, design, QA, data, IA appliquant l’éco-conception et l’éthique

Compétences couvertes et rôle dans l’organisation

La RSE appliquée à l’IT mobilise un socle de compétences technico-fonctionnelles structuré autour de cinq piliers. Le premier est la sobriété numérique : audit de l’empreinte carbone, indicateurs PUE et WUE des datacenters, éco-conception logicielle selon le RGESN, allègement des médias et FinOps orienté CO₂. Le deuxième est l’accessibilité : conformité au RGAA 4.1, audit Lighthouse et tests assistifs (lecteur d’écran, navigation clavier). Le troisième est l’éthique de l’IA : charte d’usage interne, conformité AI Act, transparence des modèles et explicabilité des décisions algorithmiques.

Le quatrième pilier est la gouvernance des données personnelles : registre RGPD, analyses d’impact (AIPD), durées de conservation, droits des personnes et coopération avec la CNIL en cas de violation. Le cinquième est la sécurité de la supply chain logicielle : SBOM (Software Bill of Materials), gestion des dépendances open source, durcissement des CI/CD et conformité ISO 27001. Ces compétences se complètent et s’articulent dans une feuille de route RSE pilotée par un binôme DSI plus RSE, avec sponsor exécutif.

  • Audit empreinte numérique : cartographie équipements, datacenters, flux, indicateurs PUE/WUE et bilan GES
  • Accessibilité RGAA 4.1 : audit Lighthouse, lecteur d’écran, navigation clavier, contraste, sous-titrage
  • Charte usage IA : conformité AI Act, transparence des modèles, explicabilité, encadrement des cas d’usage
  • Gouvernance données : registre RGPD, AIPD, durées de conservation, droits personnes, coopération CNIL
  • Sécurité supply chain : SBOM, dépendances open source, durcissement CI/CD, conformité ISO 27001 et NIS 2

Quels débouchés et salaires en France

Les métiers de la RSE numérique se structurent rapidement en France, portés par les obligations CSRD et la pénurie de profils combinant compétences IT et compréhension extra-financière. Le Responsable RSE numérique (ou Numérique Responsable), encore rare il y a cinq ans, est désormais identifié dans les organigrammes des grands comptes. Sa rémunération en 2026 se situe entre 55 000 € et 80 000 € bruts annuels pour un profil confirmé, et peut dépasser 95 000 € en grande entreprise CAC 40 ou ETI cotée soumise à la CSRD.

Le Chargé de mission RSE numérique, plus junior, démarre autour de 38 000 € et atteint 55 000 € après trois à cinq ans d’expérience. Le Délégué à la protection des données (DPO), pivot de la gouvernance RGPD, perçoit entre 55 000 € et 90 000 € selon la taille de l’entreprise et la sensibilité du secteur. Les profils hybrides combinant certification PMP ou PSM 1 et expertise RSE sont particulièrement recherchés, car ils pilotent la trajectoire CSRD sur deux à trois ans avec budget et jalons.

Les Auditeurs CSRD, profils émergents en 2026, peuvent prétendre à 60 000 € à 90 000 €. Les FinOps Engineers orientés sobriété atteignent 60 000 € à 85 000 €. Les Cloud Architects spécialisés bas-carbone, souvent issus du domaine cloud et formés au Leading SAFe, perçoivent 70 000 € à 100 000 €. Les Product Owners ayant intégré l’accessibilité et la sobriété dans leur pratique gardent leur grille habituelle (50 000 € à 80 000 €) mais accèdent plus facilement aux postes de Lead PO ou Head of Product. Les secteurs banque, assurance, énergie et ESN sont les plus demandeurs.

Comment se préparer et financer la certification

Il n’existe pas en 2026 de certification française unique consacrée à la RSE numérique, mais un écosystème de référentiels complémentaires se consolide : Green Project Management (GPM-b) porté par GPM Global, label NR (Numérique Responsable) géré par l’Institut du Numérique Responsable, ISO 14001 pour le management environnemental, ISO 27001 pour la sécurité de l’information, et formation DPO pour la protection des données. La prise en charge CPF couvre les parcours certifiants en gestion de projet, agilité, cloud et cybersécurité, complétés par un module RSE.

Pour structurer une montée en compétences sur 12 à 18 mois, un parcours combiné est efficace : une certification socle (PMP via CPF, PSM 1, Leading SAFe ou formation IA), suivie d’un module spécifique sur l’éco-conception, l’accessibilité et la gouvernance RGPD. Les financements OPCO, France Travail et plans de développement entreprise couvrent généralement les briques certifiantes. Le guide CPF complet détaille les modalités. Le domaine cybersécurité regroupe les briques sécurité associées.

Comment Elitek vous accompagne

Elitek est un organisme de formation Qualiopi spécialisé dans les parcours certifiants en gestion de projet, agilité, IT, cybersécurité et intelligence artificielle. Nos sessions se déroulent en 100 % distanciel, avec classe virtuelle, plateforme d’apprentissage et accompagnement administratif pour les financements CPF, OPCO, France Travail ou entreprise.

Pour transformer un sujet général en décision concrète, nos conseillers pédagogiques orientent le stagiaire vers le bon parcours : formation PMP Elitek, formation CAPM, formation PSM 1, formation PSPO 1, formation Leading SAFe ou formation IA pour chefs de projet. Les parcours les plus demandés affichent des tarifs transparents : formation PMP 1 790 € TTC, formation CAPM 2 090 € TTC, formation PSM 1 à 1 050 € TTC, formation PSPO 1 à 1 190 € TTC, formation Leading SAFe à 1 480 € TTC et formation IA pour Chefs de Projet à 1 290 € TTC.

Nos stagiaires nous attribuent une note moyenne de 9.15/10 sur 8 ans, avec 9.35/10 en 2026. Cette continuité compte davantage qu’un slogan : elle reflète des évaluations à chaud, à froid et des retours sur la qualité des formateurs.

Plus de 50 entreprises font confiance à Elitek pour la montée en compétences de leurs équipes, dont Eiffage, Generali, GRDF, Orange Cyberdefense, RATP et Capgemini-Altran.

FAQ

Qu’est-ce que la directive CSRD et qui est concerné en 2026 ?

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une directive européenne adoptée en 2022 et entrée en application progressive depuis 2024. Elle impose aux grandes entreprises européennes de publier un reporting extra-financier normalisé selon les 12 normes ESRS, couvrant climat, pollution, ressources, biodiversité, économie circulaire, main-d’œuvre, communautés, consommateurs, conduite des affaires et gouvernance. Les entreprises cotées de plus de 500 salariés sont concernées depuis l’exercice 2024 (publié 2025), puis l’ensemble des entreprises de plus de 250 salariés à horizon 2028. Le volet numérique apparaît transversalement dans plusieurs ESRS, notamment sur le climat (empreinte carbone des services) et la gouvernance (protection des données).

Quels sont les 5 piliers de la RSE appliquée à l’IT ?

Les cinq piliers de la RSE appliquée à l’IT sont : 1) la sobriété numérique (audit empreinte carbone, indicateurs PUE/WUE des datacenters, éco-conception RGESN, FinOps orienté CO₂), 2) l’accessibilité (conformité RGAA 4.1 obligatoire pour le secteur public et désormais étendue au privé via European Accessibility Act), 3) l’éthique de l’IA (charte interne, conformité AI Act, transparence et explicabilité des modèles), 4) la gouvernance des données personnelles (registre RGPD, analyses d’impact AIPD, droits des personnes, CNIL), 5) la sécurité de la supply chain logicielle (SBOM, dépendances open source, conformité ISO 27001 et NIS 2). Ces cinq piliers s’articulent dans une feuille de route portée par un binôme DSI plus RSE.

Le RGAA 4.1 est-il obligatoire pour les entreprises privées en 2026 ?

Le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA 4.1) est obligatoire depuis 2019 pour le secteur public, les administrations et les opérateurs de service public en France. Depuis le 28 juin 2025, l’European Accessibility Act (transposé en droit français) étend cette obligation à de nombreux acteurs privés : services bancaires, e-commerce, transport, télécommunications, livres numériques et appareils self-service. Les sanctions peuvent atteindre 25 000 € par manquement et 50 000 € en cas de récidive. Pour les organisations soumises à la CSRD, l’accessibilité figure dans l’ESRS S4 (consommateurs et utilisateurs finaux) et doit être documentée dans le reporting extra-financier.

Comment financer une formation RSE numérique en 2026 ?

Plusieurs voies de financement existent pour une montée en compétences RSE appliquée à l’IT. Le CPF (Compte Personnel de Formation) couvre les certifications éligibles France Compétences (PMP, PSM 1, PSPO 1, Leading SAFe, CAPM, formations IA et cybersécurité) que l’on peut compléter avec un module RSE ou Green IT. Les OPCO financent les plans de développement de compétences des entreprises, en priorité TPE et PME. France Travail intervient pour les demandeurs d’emploi en reconversion. Certaines régions proposent des aides spécifiques à la transition écologique. Le mieux est de combiner une certification socle financée CPF et un module RSE/Green IT financé par l’entreprise sur son plan de développement.

Quel est le salaire d’un Responsable RSE numérique en France en 2026 ?

Le Responsable RSE numérique (ou Numérique Responsable) perçoit en 2026 une rémunération brute annuelle comprise entre 55 000 € et 80 000 € pour un profil confirmé (5 à 10 ans d’expérience), avec des dépassements possibles à 95 000 € dans les grands groupes CAC 40 et les ETI cotées soumises à la CSRD. Le Chargé de mission RSE numérique démarre autour de 38 000 € et atteint 55 000 € après 3 à 5 ans. Le DPO se situe entre 55 000 € et 90 000 € selon le secteur. Les Auditeurs CSRD, profils émergents, perçoivent 60 000 € à 90 000 €. Les profils hybrides PMP plus RSE ou Leading SAFe plus RSE sont particulièrement recherchés et bien rémunérés.

Comment l’AI Act européen impacte-t-il la RSE des entreprises ?

L’AI Act, premier cadre réglementaire mondial sur l’intelligence artificielle adopté en 2024, classe les systèmes d’IA selon quatre niveaux de risque (inacceptable, élevé, limité, minimal) et impose des obligations différenciées. Les systèmes à haut risque (recrutement, scoring crédit, accès services essentiels) doivent garantir transparence, explicabilité, surveillance humaine et qualité des données. Pour les entreprises soumises à la CSRD, l’usage de l’IA figure dans plusieurs ESRS : gouvernance (ESRS G1), main-d’œuvre (ESRS S1), consommateurs (ESRS S4). Une charte interne d’usage de l’IA, articulée avec la politique RSE, devient un standard de gouvernance. Notre formation IA pour chefs de projet intègre ces arbitrages éthiques dans la conception des cas d’usage.

Sources

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