Emploi salarié privé : recul de 0,1 % au T2 2026
L’emploi salarié privé recule de 24 300 postes au deuxième trimestre 2026, selon la DARES. L’emploi total reste stable : un contraste à intégrer aux arbitrages de formation.
Associé et Directeur des Revenus et de la Croissance

En bref
Le 3 septembre 2026, la DARES rapporte un recul de 0,1 % de l’emploi salarié privé au deuxième trimestre 2026, soit 24 300 emplois, tandis que l’emploi total reste stable. Pour les responsables RH et formation, ce constat appelle un diagnostic des besoins internes, sans dicter à lui seul les choix de formation.
Le fait: l’emploi privé recule, l’emploi total reste stable
La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) a publié sa note sur la situation du marché du travail. La date de publication ne doit pas être confondue avec la période observée: le bilan porte sur le trimestre écoulé, et non sur la situation du moment. Le recul et son volume, présentés dans l’encadré, s’accompagnent d’une stabilité de l’emploi total.
Ce mouvement porte la diminution à 123 000 postes depuis le sommet du premier trimestre 2024 (DARES). Il inscrit donc le recul récent dans une baisse cumulée de l’emploi salarié privé. Attention au sens de cet indicateur: un solde d’emplois ne constitue pas un décompte des licenciements. Les éléments publiés ici ne permettent pas non plus d’attribuer cette évolution à une cause particulière.
Pour vos arbitrages RH et formation, ce bilan fournit un contexte national, pas un diagnostic sur les besoins de votre établissement. Avant de modifier votre plan de développement des compétences, confrontez-le à vos recrutements ouverts, aux mobilités prévues et aux compétences nécessaires aux projets engagés. La stabilité de l’emploi total interdit notamment de déduire du seul recul du privé une contraction générale des besoins de formation.
Ce que ça change pour vos arbitrages de formation
Le recul de l’emploi salarié privé décrit par la DARES dans sa publication constitue un indicateur de contexte pour les responsables RH et les professionnels de la formation. Il ne prédit pas les recrutements de votre organisation. La stabilité de l’emploi total invite également à ne pas interpréter ce constat comme une contraction uniforme des besoins.
Avant de modifier votre plan de développement des compétences, confrontez cette photographie nationale aux postes effectivement à pourvoir, aux mobilités envisagées et aux compétences manquantes en interne. Lors de votre prochain arbitrage avec les managers, demandez pour chaque formation envisagée quelle activité elle doit sécuriser et quel besoin opérationnel la justifie. Une démarche pour cartographier les compétences projet de vos équipes peut structurer ce rapprochement entre ressources disponibles et missions à assurer.
Identifiez explicitement les besoins immédiats d’adaptation au poste: maîtrise d’un outil déployé, évolution d’une procédure ou prise en charge d’une nouvelle mission. Les projets de reconversion ou de certification doivent, eux, être rattachés à un parcours professionnel défini, avec une fonction cible et des possibilités de mise en pratique. Cette distinction permet de documenter la finalité de chaque engagement sans déduire les priorités du seul mouvement national de l’emploi.
Enfin, les données publiées ne mesurent ni les budgets de formation ni l’efficacité des formations. Elles ne suffisent donc à justifier ni une réduction générale des dépenses ni le maintien automatique des actions programmées.
Notre lecture: cibler les compétences sans surinterpréter
Le recul de l’emploi salarié privé présenté dans la publication de la DARES invite à examiner la pertinence des dépenses de formation. Pour Elitek, ce signal ne justifie à lui seul ni une réduction générale des budgets ni une accélération indifférenciée des certifications. La stabilité de l’emploi total, également relevée par la DARES, appelle à ne pas transformer ce constat en diagnostic uniforme du marché du travail.
La limite est précise: les éléments fournis ne permettent pas de désigner les métiers, secteurs ou territoires qui expliquent le recul. Ils ne permettent pas davantage d’identifier les parcours de formation à privilégier. Déduire de cette publication qu’une certification particulière répondrait aux difficultés observées reviendrait à lui faire dire ce qu’elle ne mesure pas.
Pour votre prochaine revue du plan de développement des compétences, demandez aux responsables opérationnels de relier chaque demande de formation à une activité effectivement exercée et à une difficulté documentée. Précisez ensuite la compétence à acquérir et la situation de travail dans laquelle elle sera évaluée: réalisation d’une tâche, qualité du livrable, respect d’une procédure. Cette démarche donne un critère concret pour arbitrer les dépenses et vérifier leur utilité après la formation.
La certification peut formaliser la validation de compétences, à condition que son référentiel corresponde aux activités visées. Elle ne remplace pas l’évaluation du transfert en situation de travail: la certification est un atout mais ne garantit ni embauche ni augmentation automatique.
Et maintenant: documenter vos priorités
Le constat publié par la DARES invite à réexaminer le contexte de vos décisions de formation, sans déterminer les besoins de votre organisation. La démarche proposée ici relève d’un arbitrage RH, pas d’une prescription de la DARES.
Pour chaque besoin, ouvrez une fiche d’arbitrage précisant l’activité concernée, l’écart de compétences constaté, le public visé, la modalité de formation, le coût et le résultat observable attendu. Faites valider le diagnostic par les managers et les salariés concernés. Pour votre prochain comité formation, cette fiche permettra de rattacher chaque demande à une difficulté de travail documentée et à un critère de réussite vérifiable, plutôt qu’à un intitulé de certification.
Si le diagnostic révèle un besoin de pilotage de projet, examinez les conditions d’admission au PMP et le programme avant de décider de préparer la certification PMP, pour Project Management Professional. Comme repère budgétaire, la formation Elitek est proposée à 2 490 € TTC (fiche formation Elitek); l’examen via Elitek représente un poste distinct de 700 € (référentiel de prix Elitek). Ce budget ne suffit pas à justifier le choix: vérifiez l’adéquation avec les responsabilités exercées et l’expérience du salarié.
Prévoyez enfin une évaluation des acquis, puis de leur utilisation au poste: qualité d’un planning, suivi des risques ou traçabilité des décisions. Convenez avec le manager des preuves à recueillir et du moment du bilan. Actualisez ensuite vos arbitrages à partir de ces observations et des prochaines publications institutionnelles.
Sources
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